Poésie

Je partage mes poèmes et accepte la bienveillance de vos encouragements.
Ces poèmes donneront lieu cette année je l'espère à l'édition d'un recueil

vendredi 27 novembre 2020

Profondeurs


Les deux faces du ciel
S'accommodent si bien
De l'espace essentiel
Qui accueil le lien

Dans le fil qui parcourt
Cet indicible état
Se devine le jour
Qui éclaire nos pas

Il s'élève au travers
Des astres esseulés
Et laisse notre chair
En plaisirs consumés

Chaque braise en suspend
Fait germer une fleur
Qui offrira au temps
Le replis des erreurs

Tout se glisse entre ciels
Accommode le rien
De la sage étincelle
Qui accueille demain

samedi 21 novembre 2020

REQUIEM

REQUIEM

 
Le nouvel ordre naturel
D'une oppression légitimée
Va s'instaurer dans le silence
Des ignorances banalisés
 
Les flics deviennent les cerbères
De cette olympe de médiocres
Qui vole au peuple abasourdi
Les trophées de ses barricades
 
Un nouvel ordre de poubelle
Jette en pâture médiatique
Ses inepties aveux sordides
De ses sombres complicités

La mosaïque bariolée
De nos étreintes enflammées
D'esprit d’âme et de beauté
Viendra bientôt pour démonter
Vos idoles souillées du sang
Impur de nos peines
 
Puissent nos enfants être indulgents
Avec ces parents complaisant
Qui sur l'autel de la peur
Laissèrent chanter le Requiem
De nos libertés immolées




Deux


Partagé dans la nuit
Il verse le mystère
Dans le vent assagi
Par le chant de la terre
 
Cheminant dans la nuit
Il accepte l'errance
Pour enlacer nos vies
De sa tendre exigence

Retrouvé dans la nuit
D'une montagne sans age
Il accueille les fruits
De l'arbre en partage

mercredi 18 novembre 2020

UN

 


C’est au creux de la nuit

Que s’impriment en lisière

Des pensées fugitives

L’être qu’il nous faut voir

Pour devenir Un

 

C’est au creux de la nuit

Que s'affole dans l’air

Les effluves furtives

Héritées des espoirs

De devenir Un

 

C’est au creux de la nuit

Que s’échappent chimères

Nous faisant âmes vives

Sur l’étrange miroir

De notre chemin

lundi 16 novembre 2020

Le souffle


Grand Monsieur égaré
Du haut de sa carcasse
Compte larmes échoués
Quand son cœur fait grimace

Il voudrait s'envoler
Et rester sur fil
De ses jours envoûtés
Par des rêves fébriles

Mais les pleurs qui s'effacent
Laissent au ciel étonné
L'infini qui remplace
Tous nos murs fissurés


Alpins

À la recherche du vent

Si froid des hautes échappées

Ma peau se rappelle le souvenir

De ces matins glacés

Qui forgèrent les écailles

Pour habiller de vie

La mécanique de nos jours


Abandons

Les tristes desseins
Des égoïsmes futiles
Jettent à mer
L'Homme ses idées son avenir

Au milieu du tumulte
Hargneux des peurs agitées
Se faufilent les squales
Aux gueules abyssales

Déchirer digérer déféquer
Sont leurs seules raisons d'être
Et pour peu que vous ne laissiez
Choir vos humanités

Ils viendront bien trop tôt
Humer votre sillage
Pour savoir s'il est temps
Pour vous de les engraisser