Poésie

Je partage mes poèmes et accepte la bienveillance de vos encouragements.
Ces poèmes donneront lieu cette année je l'espère à l'édition d'un recueil

lundi 16 novembre 2020

Abandons

Les tristes desseins
Des égoïsmes futiles
Jettent à mer
L'Homme ses idées son avenir

Au milieu du tumulte
Hargneux des peurs agitées
Se faufilent les squales
Aux gueules abyssales

Déchirer digérer déféquer
Sont leurs seules raisons d'être
Et pour peu que vous ne laissiez
Choir vos humanités

Ils viendront bien trop tôt
Humer votre sillage
Pour savoir s'il est temps
Pour vous de les engraisser

dimanche 15 novembre 2020

En paix



L'olivier nous conte
En murmures marins
La détresse misèreuse
Du peuple sacrifié

Sous la griffe des riches
Pouvez-vous lire la sueur
De ceux qui façonnent
En tableau parfumé
Le théatre d'un temps
Qui nous conte tendresse
Quand murmure l'olivier

Le règne



Si le tyran s'arroge
Le seul droit de crier au loup
C'est pour mieux faire
De chaque vérité
Un fauve à dépecer

Si le loup seul se prévaut
De la haine du tyran
C'est pour mieux faire
De chaque vérité
L'ennemi à crucifier

Ainsi unis dans vos folies
Jouissez ensemble sous la coupe
Magistrale de vos mensonges 

Les fossoyeurs



Les nabots d'âme éructent
En brandissant leur érection
Ô facétie qui s'agite
Sur la docile marche des foules
En délire dans le désert

samedi 14 novembre 2020

Du sang



Rougie par le sang
La terre pleure et s'assèche
Quand elle lit dans ses plaies
L'harmonie engloutie

S'y engouffrent en cohortes
Les délires sanguinaires
Des croisades modernes

De faux dieux se proclament
Sous les prêches qui lancent
En patures aux cochons
L'innocence bafouée
De la connaissance

Et les joies ordurières
De sottes négations
S'étalent en écrans
Sur des cerveaux gavés

Vérité écorchée
Inonde de son sang
Les contrées sanctionnées
D'avoir trop embrassé
L'ordre et la sécurité

Je tire sans défaillir
Pour percer d'un trait juste
Les bedaines obsènes
Des bouffons installés
Sur les trônes usurpés

Et le vide putride
Des vanités brunes
De sécher en silence
Sous le règne impartial
De nos coeurs réveillés

La fracture


Les idiots fanfaronnent

Du haut de leurs complots

En réponse incongrue

Aux fausses afflictions

Des bourreaux libéraux


Des uns comme des autres

Je conspue la bêtise

Crasse paresse en embuscade

Qui libère chacun

De son rôle artisan

Et relègue l'Amour

En pastiche cosmetique


Réarmons la raison

Et lions à nos coeurs

L'ambition d'une cité

Sous d'augustes auspices


Puisse l'automne des aïeux

Elever en liberté

Le sens que donnera

L'humain à ses désirs

mercredi 11 novembre 2020

Elégance



Mon reflet dans la nuit

Me chante prophétie

Qui saurait par les ombres
Éveiller mon regard

Mon reflet dans la nuit
Interroge les songes

Que nous laisse la lune
En éclats dispersés

Mon reflet dans la nuit
Portera-t-il nos peurs

Pour couler sur nos jours
Une larme de ciel