Les mots s'éveillent sur le sable
Tracé d'innocence dans le couchant
Pour laisser en sourire
Sur l'écorce des arbres
L'étreinte tendre des pères
La joie pure d'un écho
Festoyant dans le froid
Rayonne sur les larmes
En épines roussies sur l'azur floconné
Je déploie les énigmes de la place
Que se donnent à rebours
Les vivants consumés
Par leurs espoirs élagués
Le verbe qui s'élance en insolence
Dans la clarté joyeuse se sa tenue
S'ajuste à la la musique trébuchante
Des vers perchés
Sur le rebord de nos rêves
J'offre aux ténèbres
La brutale imagination
Qui avance pourfendant
L'audace gluante de l'ignorance
Ici les mots se brandissent
En estocs acérés
Ils assurent la conquête
Du passé honoré de vérité
Du présent plein de sa conscience
Et des futurs auréolés

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