Poésie

Je partage mes poèmes et accepte la bienveillance de vos encouragements.
Ces poèmes donneront lieu cette année je l'espère à l'édition d'un recueil

dimanche 22 mars 2020

Le flot


Le flot

Le refrain des aubes qui traversent
Nos Fenêtres
N’a que faire des tracas parsemés
Sur nos vies d’anges
Empêtrées dans la canopées

Nous voyons sur le fil de l’eau
Qui s’échappe vers la mer
Défiler en éclats moribonds
L’astre qu dispense nos matières
De la gloire horlogère

Qu’y a-t-il dans ces débris perdus
Reflets épars dans l’éther
Qui contienne en essence
La vérité de ce qui est
Fût et serait

Alors dansons dans l’écho encore lourdeur
De la chute incroyable
De chacune de nos folies
Pour ouvrir en nos âmes
Les portes scellées de nos rêve

D’autres débris viendront alors joncher le sol
Pour offrir à l’avenir
L’empreinte folle du réel qui impose
D’invisibles beautés
Sous manteau d’amertume

samedi 21 mars 2020

Reflet

RefletVoix

Le ciel opaque s’agace
D'écouter les complaintes
Germées d’inconsciences
Sur le cadavre des beautés

Ici n’est rien d’autre
Qu’arrogance déchue
Quand viendront inventer
En soleil d’âme, nos murmures de stupeurs

Alors qu’enfant je rêvais
Des étoiles en jardin sur mon œil
Je découvre l’éclat du voyage délicieux
Au cœur des vestiges lointains

Si le ciel s’agace, déception,
C’est pour mieux ignorer
Les complaintes stupides
Et laisser croître sur nos cœur

L’étrangeté de l’âme
Qui résume nos émois
Pour chanter à la face du monde
Le réveil de la beauté

vendredi 20 mars 2020

Paradoxe

Paradoxe
L’équinoxe s’enraye sur ce monde en pagaille
Qui flétrit d’opulence quand déchantent
Les cohortes assoiffées des criquets numériques

Où s’égarent nos forces qui déploient leur vanité
Sur les branches de l'arbre-monde qui vit sans nous
Alors je chante le crépuscule indolent de ce jour étrange

Demain l’aube incertaine ira réjouir les cendres
Qu’aura laissé voler sur nos faces le vent fade
D'un duel cynique entre les temps fatigués

mardi 3 mars 2020

Lambeaux


Lambeaux


Striées sanguines du ciel en plongée
M’invitent sous l’ardeur découpée
Des épines odorantes
A charger le tourment

J’y applique courage en lustre
Sur la coque fade mémoire
Où s’acharne à reluire
Tous baisers en éclats dispersés