Poésie

Je partage mes poèmes et accepte la bienveillance de vos encouragements.
Ces poèmes donneront lieu cette année je l'espère à l'édition d'un recueil

mercredi 22 avril 2020

Tremblement


Tremblement

Le soleil n’oublie pas
De forger pour nos âmes,
De si beaux instruments
Que leur chant éclatant
S’affranchit des remparts
Que nous dressent les rois,
Les princes et les dieux.

Leur sommes-nous redevables
Des instants qui nous portent
Dans le flot incongru
De cette ère tourmentée ?

Les sévères acuités
Ne nos corps enchainés,
S’égayeront des secrets
Dérobés par nos rêves.

mardi 21 avril 2020

Port d’âme


Port d’âme

L’éclat du ciel se dilate
Sur l’obscurité âpre
De la nuit sans lune,
Pour s’étendre sur ma peau haletante
Des effluves de nos rires

Et l’azur hésitant,
De répondre à nos joies
Qui s’égrainent, fugaces,
Sur le fil de l’horizon

Nos regards avides s’égarent
En contemplant l’épave de nos jours,
Envahie de vers fébriles,
Qui se muent sous le tranchant de l’âme,
En jets de vérité

samedi 18 avril 2020

Point


Point

Le ruissellement du rose
S’assèche sur la silhouette
De nos branches fatiguées

Elles s’élancent en suppliques
Au delà des nuances
Pour étendre nos rêves

J’y entends en réponse
Le rire des étoiles
Égayé d’insolence

Pourquoi doit-t-on se mesurer
A l’aune de nos passions
Invisibles potences
dressées face à la tentation
De n’exister qu’à la surface du motif

Celui que brode sur l’univers
La maigre aiguille de la conscience

jeudi 16 avril 2020

Le Baiser



Le Baiser

J’embrasse le soleil qui dévale
Le temps figé d'hébétude

Nos langues se rencontrent
Dans le chant ivre du matin
Que profèrent les oiseaux
De leur vive élégance

Sa force ruisselle sur les flancs voluptueux
Des collines qui précèdent
Le vertige altier des montagnes

Leur silence nimbé
Interrogent les rameaux qui se crispent
Quand chuchotent les ruisseaux

J’embrasse le soleil
Et nos lèvres enivrées
Se chantent jusqu’à la brûlure
L’élégance égarée des oiseaux en exil

mercredi 1 avril 2020

Illusions



Illusions

L’obscurité bousculée chante
Tandis que frémissent sous pensées
Les bourgeons de mes sentiments
Qu’y a-t-il au bout de la lettre
Qui appelle la suivante du fond de mon âme

Elle qui s’éveille en permanence
Dans ce corps vagissant
De n’être sur terre
Qu’une note folle
Des voix de l’univers

Alors je festoie de regarder le temps
Se suspendre dans le verbe
Qui s’écoule à son tour
Pour chanter ce que nous tait le jour
Quand l’obscurité s’efface