Poésie

Je partage mes poèmes et accepte la bienveillance de vos encouragements.
Ces poèmes donneront lieu cette année je l'espère à l'édition d'un recueil

dimanche 28 février 2021

Mémoire

 



Les saveurs engeôlées

De nos résignations

Alimentent un feu couvé

D’amertume désolante


Cette prime passion

Lie entre eux les fragments

De nos désenchantements


Les folies en paquets

Sur nos dos cabossés

Attendent la nudité des mots


Elle les laissera

Se mếler au rien

Pour étancher  sa soif


Dans la fuite des ombres

Serti par l’aurore

Le présent balbutie son désir


Il entraîne nos sens

Sur l’horizon habité

Des promesse terrestres


Et dans l’impossibilité de cette frontière

Je franchis la pensée pour éclore à l’être


lundi 25 janvier 2021

Vivre

 


Aux esprits enchaînés

Il n’est d’autre refuge

Que le chuchotement

Des rêves assommés



Sur l’arête du jour

Je délivre mon être

Du fléau de la terre

Incrusté de silences



À vouloir être un ange

L’homme oublie qu’il dérange

La lumière de ses dieux

Jaloux de sa liberté



Il jouera de sa vie

De sa mort et de son refrain

Pour chercher dans le vent

Le force de l’instant



Ses couplets enfilés

Sur le fil de l’espoir

Étalent leur cadence

À la barbe du néant



mardi 12 janvier 2021

Le calice


 

 

Le calice

J’ai trouvé dans l'abîme
Des enfances déchues
La sublime nuance
Qui délie les nœuds

Des mots retroussés
Et leur ombre de pleurer
En aparté leurs secrets
Échoués dans le creux des baisers

Est-il danse qui puisse
Les cueillir sur le bout de ses doigts
Et les porter jusqu’au front
De l’étoile guérie

dimanche 10 janvier 2021

Antidote



C’est l’enfant libéré

De sa cage de pureté

Qui viendra réclamer

La joie en héritage


Elle caresse la mémoire

De pinceaux le lumière


Ils déposent sur la fresque

Pariétale de notre être

Les couleurs qui révèlent

Les conquêtes laissées

Par nos coeurs intrépides


samedi 9 janvier 2021

L'empreinte



L’empreinte Le fleuve somptueux De nos nuits glacées Déroule sa langue Sur le cours du récit Elle arpente nos songe Avec l’ivre insolence Qui soulève le voile De nos pensées policées Que pourrait-on trouver En brisant le vernis Si ce n’est la brutale Primauté de notre être D’accueillir l’essentiel En voyage nous libère De la fade attraction Des paillettes induites Alors laissons le flot exalté De l'âme du monde S’épancher dans l’instant Et garnir d’absolu Le modeste crissement De nos pas sur le sable


Fantômes

 




Fantômes


Les silhouettes imprégnées

Dans le jeu de nos sens

Déclinent les nuances

De l’ivresse chantée


Quand se lisent les mots

Sur le bout de nos doigts

S’éteint  le halo

Qui couronne les rois


Il y aurait outre-froid

Sous le manteau éteint

De la brume en émoi

L’attente du vent qui se tient

Sur la brèche du temps


Mais nul besoin de rugir

Face à la chance en suspens
Qui se moque de nos avenirs


C’est en trouvant le rire

Grelot brillant de la nuit

Que s’affranchit du pire

Notre rêve qui s’enfuit


dimanche 3 janvier 2021

Vestiges encerclés



 Vestiges encerclés 


L'agonie du soir

Délivré la pensée 

En gerbes sinueuse


J'écoute la complainte

De l'instant exhalé

D'un recoin d'univers 


Si le siècle surprend

Nos rivages irisés 

C'est pour laisser au souffle 

L'ardeur d'une veine

Qui lézarde le temps


La voix des Vestiges

samedi 2 janvier 2021

La vielha

 


La vielha


En soleil de maison

Je réjouis la saison

D'une braise vorace

Qui jamais ne se lasse

De livrer à la vieille

Impitoyable chasse


Tu occupes l'espace

Par le froid en merveille 

Déroule ta cavale

Dans la pente aux arômes 

Et claque en rafale

Sur le dos nu de l'homme 

vendredi 25 décembre 2020

Dieu par omission



La beauté qui chevauche
L'instant étalon
Fougueux du présent
S'étourdie dans le ciel
Transpercé des rayons
Trop pâle du soleil

Et les ombres instillées
Par les folles espérances
D'une vie triomphante
Nous avouent l'innocence
De la trame primaire

C'est pourtant de ses fibres
Que nait la mélopée
Emmêlée dans le train
Fracassé de la ville en partance

Il en coule un jardin
Etrange de contraires
Où fleurissent en grâce
Vénéneuses corolles

Je les offre aux dieux oublieux
De leur présence qu'ils ne doivent
Qu'à nos seules lumières

jeudi 24 décembre 2020

L'or et les arbres




Je suis l'arbre plumé
Par l'ombre de cette ère
Qui fait choir comme hiver
Les étoiles de nos rires

Je suis l'arbre endormi
Qui en silence se réjouit
D'être amant de la terre
Accueillante et sincère

Je suis l'arbre sous la pluie
Battante des larmes
Qui s'abreuve du ciel
Décanté de tristesse

Je suis l'arbre éclatant
Qui brise de sa patience
L'infini des espaces
En milliards de pépites


jeudi 17 décembre 2020

Bleue


 
Je proclame cette mer
Le sublime ornement
Des désirs d'infini

Se devine sous la brume
Les panaches d'Odysées
Qui se toisent sans frémir

Ramènerons nous
De la glèbe des contes
Les joyaux retrouvés

Aïeux vous partîtes
Sous l'impulsion des vents
Contraires ou dominants

Laissant vos sillages
S'effacer sous la fausse indulgence
De l'histoire trop ingrate

Sous mes larmes tenues
Je refais d'un regard
Le voyage du bleu

Recouvert du sceau clair
De ce ciel insolent
Il invite à creuser

Et trouver dans l'écume
Le parfum orphelin
Du milieu lumineux

mardi 15 décembre 2020

Les absents


 

Les absents

Les espoirs en sursis
Se suspendent à la note
Que nous offre le fracas
De nos coeurs sur le temps

Elle s’élève hésitante
Sur le sombre horizon
De nos soirs recouverts
D’un linceul consenti

Le naufrage des lumières
De la mer entre terre
Accueille les prières
Travesties des prophètes

Dans nos yeux indécis
Se sont tues les étoiles
Qui de l’âme révèlent
Les saveurs discrètes

Où irais-je ce matin
Récolter ce refrain
Qui libèrent de l’amer
Nos chariots vagabonds

Ils tricotent chemin
Dans l’immense forêt
Des frayeurs accordées
Aux chants de nos temps

Tandis que l’oeil se clôt
Et que l’oreille  s’évade
Je pétris ma solitude

J’attendrai que se lève
D’une grâce éléctrique
Le courage d’embrasser
Le jour lourd des absences

samedi 12 décembre 2020

Etoile


            
             Je recherche
        Aux frontières de la phrase
Qui s'allonge  sous le poids de la nuit
      Le mystère de nos âmes
        Déchirure de lumière 
            Dans la mort

La corne et le feu

L'obscur élevé en oriflamme
Mène ses grouillantes cohortes
Dans le lit nauséabond
Des héritières maréchales
Drapées des loques de Ferry
 
Que reste-t-il des édifices
Tracés dans le sang de la Commune
Et des héros dispersés sur le front rassemblé
De la collaboration nationale
 
À l'heure où sonne le glas
De la liberté qui s'ennuyait
Dans l'illusion cornucopienne 
Scellons nos desseins
Pour accueillir la tourmente
Déjà établie
Dans le silence de nos fêtes

Au nom du père



Les mots s'éveillent sur le sable
Tracé d'innocence dans le couchant
Pour laisser en sourire
Sur l'écorce des arbres
L'étreinte tendre des pères

La joie pure d'un écho
Festoyant dans le froid
Rayonne sur les larmes

En épines roussies sur l'azur floconné
Je déploie les énigmes de la place
Que se donnent à rebours
Les vivants consumés
Par leurs espoirs élagués

Le verbe qui s'élance en insolence
Dans la clarté joyeuse se sa tenue
S'ajuste à la la musique trébuchante
Des vers perchés
Sur le rebord de nos rêves

J'offre aux ténèbres
La brutale imagination
Qui avance pourfendant
L'audace gluante de l'ignorance

Ici les mots se brandissent
En estocs acérés
Ils assurent la conquête
Du passé honoré de vérité
Du présent plein de sa conscience
Et des futurs auréolés

jeudi 3 décembre 2020

L'Épouvantail


 

 

L'Épouvantail

Si j’avais su épouvantail

De ma langue emmêlée

Lever l’audace d’une scène

J’aurais nourri l’ambition

D’une marche sombre au Panthéon

mercredi 2 décembre 2020

La mue

Quand la chair du matin se mue en élégance
Je rappelle les rêves pour qu'ils content leur chance

Ils ont eut pour soleil sur la toile enivrée
Un chant fou dans les bras des arbres accordés

Et de lire à travers la fenêtre de l'âme
Le souvenir volatile de nos rires et nos larmes
 
Ils garnissent l'horizon d'un éclat argenté
En collier scintillant sur l'ether intrigué

D'une gorge haletante par le feu de nos danses
L'univers à revers nous livre sa conscience

vendredi 27 novembre 2020

Profondeurs


Les deux faces du ciel
S'accommodent si bien
De l'espace essentiel
Qui accueil le lien

Dans le fil qui parcourt
Cet indicible état
Se devine le jour
Qui éclaire nos pas

Il s'élève au travers
Des astres esseulés
Et laisse notre chair
En plaisirs consumés

Chaque braise en suspend
Fait germer une fleur
Qui offrira au temps
Le replis des erreurs

Tout se glisse entre ciels
Accommode le rien
De la sage étincelle
Qui accueille demain

samedi 21 novembre 2020

REQUIEM

REQUIEM

 
Le nouvel ordre naturel
D'une oppression légitimée
Va s'instaurer dans le silence
Des ignorances banalisés
 
Les flics deviennent les cerbères
De cette olympe de médiocres
Qui vole au peuple abasourdi
Les trophées de ses barricades
 
Un nouvel ordre de poubelle
Jette en pâture médiatique
Ses inepties aveux sordides
De ses sombres complicités

La mosaïque bariolée
De nos étreintes enflammées
D'esprit d’âme et de beauté
Viendra bientôt pour démonter
Vos idoles souillées du sang
Impur de nos peines
 
Puissent nos enfants être indulgents
Avec ces parents complaisant
Qui sur l'autel de la peur
Laissèrent chanter le Requiem
De nos libertés immolées




Deux


Partagé dans la nuit
Il verse le mystère
Dans le vent assagi
Par le chant de la terre
 
Cheminant dans la nuit
Il accepte l'errance
Pour enlacer nos vies
De sa tendre exigence

Retrouvé dans la nuit
D'une montagne sans age
Il accueille les fruits
De l'arbre en partage